Tous les saignements ne sont pas des règles !

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Savez-vous que lorsque l’on observe un saignement, il ne s’agit pas forcément des règles ? Savez-vous à quel autre évènement il peut correspondre ? Alors, quels sont les saignements physiologiques, c’est-à-dire « normaux » prévus par la nature, au cours d’un cycle menstruel ? Je vous dis tout !

Cet article a été écrit par Marion Vallet. Marion a 30 ans, elle est sage-femme, monitrice et formatrice de la méthode Billings, une méthode qui apprend aux femmes à identifier les signes de leur fertilité, afin de leur permettre de favoriser, différer ou éviter naturellement une grossesse.

Savez-vous que lorsque l’on observe un saignement, il ne s’agit pas forcément des règles ? Savez-vous à quel autre évènement il peut correspondre ? Alors, quels sont les saignements physiologiques, c’est-à-dire « normaux » prévus par la nature, au cours d’un cycle menstruel ? Je vous dis tout !

Toutes les femmes savent quand elles ont leurs menstruations. C’est d’ailleurs ce qui marque de façon objective l’entrée dans la fertilité d’une femme au moment de ses premières règles (ménarches). En réalité, l’activité ovarienne débute en amont et parfois quelques années auparavant.

Le cycle naturel de la femme comporte 4 phases :

  • Les menstruations,
  • La phase pré-ovulatoire (ou folliculaire),
  • La phase ovulatoire,
  • La phase post-ovulatoire (ou lutéale).

Chacune de ces périodes comporte des particularités qui définissent la fertilité et l’infertilité d’une femme. Et à chaque période peut intervenir un saignement physiologique, plus ou moins important, et plus ou moins constant.

1. LES MENSTRUATIONS

C’est le saignement le plus connu ! Les règles ! Cette première phase est arbitrairement le début du cycle car reconnaissable par toutes les femmes mais en réalité il correspond à la fin d’un processus hormonal très précis. Les menstruations suivent l’ovulation, 11 à 16 jours plus tard que celle-ci. S’il n’y a pas de fécondation, elles sont le résultat d’une chute de la progestérone et des œstrogènes qui, en interrompant la stimulation de l’endomètre (le développement de la muqueuse utérine) va entraîner sa destruction et son évacuation : ce sont les règles.

2. LE SAIGNEMENT DE PRIVATION

Le saignement de privation est le saignement de la deuxième phase du cycle. C’est celui que l’on confond le plus souvent avec les menstruations ! Mais attention. Pendant la phase pré ovulatoire, il arrive que les follicules matures croissent lentement et fabriquent une petite quantité d’œstrogènes, stimulant  faiblement l’endomètre, mais trop faiblement le col pour que celui-ci ne s’ouvre et que la glaire ne se modifie. C’est en particulier le cas :

  • après l’arrêt d’une contraception hormonale, lorsque le corps doit « réapprendre à ovuler », ou d’insuffisance oestrogénique ;
  • lors de l’allaitement où il va y avoir une compétition entre la prolactine et les œstrogènes. En fait, la prolactine exerce un rétro contrôle négatif sur le cerveau et donc le taux de FSH stagne en plateau au lieu de monter et cela entraîne un plateau d’œstrogènes. Si la prolactine remonte (suite à l’augmentation du nombre de tétées ou leur fréquence), la FSH va chuter et donc les follicules vont interrompre leur croissance et leur production d’œstrogènes.

Il peut en résulter un saignement de privation (endomètre « privé » d’œstrogènes). La femme peut penser qu’elle a des vraies règles, ou son retour de couche, alors que ce saignement est une privation. Suite à ce saignement, il peut se passer encore des jours et des mois avant que la femme ne reconnaisse son ovulation.

Un saignement de privation peut avoir l’aspect et la durée des menstruations. Cela dépend de l’imprégnation en œstrogènes de l’endomètre et donc de son développement. Mais s’il n’y a pas eu d’ovulation avant, le saignement de privation ne correspond pas à des menstruations. Ces saignements sont de nature différente ! Pour les distinguer, une seule solution : guetter ses ovulations.

3. LE SAIGNEMENT DE POUSSÉE ŒSTROGÉNIQUE

Le saignement de poussée œstrogénique est un saignement bref (ou spotting) qui intervient au moment de l’ovulation, dans la phase ovulatoire. Il s’agit d’un saignement provoqué par l’ascension exponentielle des œstrogènes suivie d’une chute brutale de celles-ci. Il ne marque pas le temps précis de l’ovulation mais est signe que le processus est en préparation. Ce saignement n’est pas automatique ! Ce n’est pas parce que vous n’avez rien vu, que vous n’avez pas ovulé.

4. LE SAIGNEMENT DE NIDATION

Le saignement de nidation est comme son nom l’indique un saignement qui va intervenir dans le cycle en post ovulatoire, environ une semaine après l’ovulation. Lorsque l’embryon arrive dans la cavité utérine après avoir voyagé 5 jours dans la trompe, il va s’implanter dans l’endomètre. Ce lieu d’implantation peut saigner au moment de la nidation. Ce phénomène n’est pas constant non plus.

Si vous observez des saignements qui ne correspondent à aucune de ces descriptions, n’hésitez pas à en parler à votre médecin ou votre sage-femme !

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